Energie : nos actions pour réduire nos émissions de CO2

Conscient de l’importance de l’enjeu, Eramet multiplie les mesures pour réduire ses émissions de CO2, en se concentrant sur son activité la plus génératrice de dioxyde de carbone : la métallurgie extractive.

Une priorité : réduire les émissions de CO2 des activités pyrométallurgiques

Le dérèglement climatique est l’un des principaux risques auquel est exposée l’humanité dans les décennies à venir. Eramet, groupe minier et métallurgique, est au cœur de cette problématique : son activité est intensive en matière d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais le Groupe permet également d’éviter des émissions par certaines de ses activités, de recyclage par exemple. Et il produit déjà, et va produire dans un futur proche, les métaux critiques indispensables à la transition énergétique, comme le nickel ou le lithium. Eramet est bien un groupe « part of the solution » dans la transition énergétique.

Concrètement, en 2018, les émissions de gaz à effet de serre ont été estimées à 4.1 Mt de CO2 sur les scopes 1 (émissions directes sur site) et 2 (émissions indirectes liées aux achats d’électricité et de chaleur). Du fait d’une proportion élevée d’électricité décarbonée, les émissions correspondantes aux achats d’électricité sont faibles, de l’ordre de 240 000 tCO2. Les principales sont celles liées aux réducteurs qui interviennent dans les réactions chimiques de transformation des minerais pour 1,8MtCO2, puis le fioul lourd pour 1,2 MtCO2.

Ces émissions sont dues :

  • pour 47 % à la transformation des minerais par pyrométallurgie – une opération pour laquelle il n’existe, à ce jour, pas de solution technologique de substitution économiquement viable ;
  • pour 32 % à la production d’électricité : des études sont actuellement menées afin de développer la production d’électricité par des technologies moins émissives (centrales LNG et centrale solaire notamment) ;
  • pour 17 % aux différentes activités de chauffage.

Faire face au défi du climat : la stratégie choisie

Décidé à monter en puissance sur ce sujet essentiel pour la planète, le Groupe a mené en 2018 une grande réflexion pour définir un objectif de réduction des émissions de CO2 des scopes 1 et 2. Au travers de sa feuille de route RSE publiée en 2019, le Groupe Eramet s’est engagé à réduire de 26% son intensité carbone sur les scopes 1 & 2 sur la période 2018-2023.

Deux axes permettront d’atteindre ce chiffre. Le premier consiste en la mise en place de diverses initiatives pour améliorer l’efficacité énergétique et contribuer à décarboner l’énergie consommée (voir ci-dessous) – un effort qui devrait aboutir à une baisse de 9,5% des émissions du Groupe par produits sortants. Le reste de la diminution attendue (soit 16,5%) découlera d’un choix stratégique : la montée en puissance de l’activité minière (projet d’extension de la mine de Moanda, exports de minerais SLN, etc.) qui a la particularité d’être beaucoup moins émissive que les autres activités du Groupe.

  • - 26 % de tonnes de CO2 par tonne produites sur les scopes 1 & 2 attendus pour la période 2018-2023

Concrètement : de (multiples) actions mises en œuvre

Pour atteindre ces objectifs, d’importants leviers techniques et organisationnels ont été identifiés, avec notamment la conversion de la centrale électrique fioul de Doniambo en Nouvelle-Calédonie au LNG (gaz naturel liquéfié) en 2023 et l’investissement dans des panneaux solaires dans différents sites du Groupe.

Parallèlement, toute une série d’initiatives ont été lancées pour réduire, sur chaque site, les émissions de gaz à effet de serre. Citons à titre d’exemple :

  • la mise en place de technologies innovantes de pilotage des fours de chauffage de la division Alliages Hautes Performances alimentés au gaz
  • des systèmes de gestion de la variation de vitesse des moteurs électriques
  • le développement de la mobilité électrique, avec l’installation de bornes de recharge sur la majorité des sites français
  • le déploiement de l’éclairage LED

Parallèlement à ces différents projets, Eramet poursuit sa réflexion pour définir une ambition à plus long terme. Celle-ci impliquera des ruptures dans les procédés qui doivent nécessairement s’appuyer sur de nouveaux leviers en R&D, actuellement en développement au sein notamment du centre innovation du Groupe, Eramet Ideas.