Energie : nos actions pour réduire nos émissions de CO2

Conscient de l’importance de l’enjeu, Eramet multiplie les mesures pour réduire ses émissions de CO2 et ainsi contribuer à limiter le réchauffement de la planète en dessous de 2°C, comme le stipule l’Accord de Paris.

Le changement climatique est l’un des principaux risques auquel est exposée l’humanité dans les décennies à venir. Eramet, groupe minier et métallurgique, est au cœur de cette problématique : son activité génère en effet de gros volumes de gaz à effet de serre (GES). Le Groupe cherche donc à les éviter ou les réduire. 
En se positionnant sur les métaux critiques comme le nickel ou le lithium, Eramet entend être un groupe « part of the solution » dans la transition énergétique.

UNE FEUILLE DE ROUTE DE DÉCARBONATION POUR AGIR SUR LE TERRAIN

Pour se décarboner, Eramet a défini une stratégie qui repose sur la réduction de ses émissions de CO2 sur les scopes 1 (les émissions directes sur site) et 2 (les émissions indirectes liées aux achats d’électricité et de chaleur) et sur la promotion de l’économie circulaire.
Une feuille de route de décarbonation du Groupe détaille les actions à mettre en place sur le terrain comme : 

  • l’utilisation de bio-réducteurs dans la réduction du minerai ;
  • le développement de la capture et du stockage de CO2 (CCS) en partenariat avec d’autres acteurs
  • la mise en place d’achats et de production d’électricité d’origine renouvelable couplés à l’électrification des mines 
  • la substitution du fioul lourd par le gaz naturel pour la production d’électricité afin de réduire le contenu carbone de l’électricité consommée par l’usine Doniambo de la SLN et GCO. 
  • le développement de la réduction des minerais à l’hydrogène en parallèle des bio-réducteurs.

A partir de la feuille de route générale du Groupe, des réflexions ont été menées avec chaque site pour enrichir les feuilles de routes locales. 
Grâce aux actions menées dans l’ensemble des filiales, les émissions de CO2 scope 1 et 2 ont baissé de 8 % par rapport à 2020, dans un contexte d'augmentation de la production minière (de l’ordre de + 30 % par rapport à 2020) et de la production pyrométallurgique (de l’ordre de + 4 % par rapport à 2020).
En 2021, le Carbon Disclosure Project (CDP) a reconnu les efforts faits par Eramet en confirmant la note B déjà attribuée en 2020. Le Groupe répond en effet au questionnaire du CDP depuis 2018.

FAIRE FACE AU DÉFI DU CLIMAT : RÉDUIRE DE 40% NOS ÉMISSIONS EN VALEUR ABSOLUE D’ICI 2035

Au travers de sa feuille de route RSE publiée en 2019, Eramet s’est aussi engagé à réduire de 26 % son intensité carbone en tonnes de CO2 de produit sortant sur les scopes 1 & 2 (c'est à dire les émissions dues à l'activité de l'entreprise) sur la période 2018-2023.
En choisissant de développer son business sur des activités plus faiblement émissives en carbone et de mener des actions de maîtrise de ses émissions, le Groupe a atteint son objectif dès 2021 et le dépasse même en atteignant – 39 %.

Afin de poursuivre sa contribution à la lutte contre le changement climatique, Eramet a décidé d’accélérer le processus en se fixant un nouvel objectif à 15 ans, en ligne avec l’Accord de Paris et les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : l’ambition est de réduire de 40 % ses émissions absolues d’ici 2035 (par rapport à 2019) sur les scopes 1 & 2 . Il s’agit d’une nouvelle étape pour le Groupe vers la neutralité carbone en 2050.

Cet objectif s’accompagne d’un engagement qui élargit l’action du Groupe au scope 3, en incitant ses fournisseurs et clients à réduire leurs émissions afin de faire en sorte qu’ils fixent leur propre objectif "Science Based Targets" d’ici 2025 et s’engagent dans une démarche de décarbonation compatible avec les Accords de Paris.

En septembre 2021, cet objectif a été validé « target set » par le Science Based Targets initiative (SBTi), fruit d’une collaboration entre le Carbon Disclosure Project (CDP), le Pacte mondial des Nations Unies, le World Resources Institute (WRI) et le Fonds Mondial pour la Nature (WWF). Le SBTi s’assure que les engagements pris par les entreprises participant à la démarche sont pertinents et compatibles avec l’Accord de Paris.

Vers la certification ISO 50001 pour tous les sites

La norme ISO 50001, c’est celle qui guide les organismes dans la mise en place d’un système de management de l’énergie hautement performant. Fin 2021, 17 sites ont mis en place un système de management de l’énergie certifié ISO 50 001. Les sites d’Eramet Marietta et de GCO ont obtenu leur certification en 2021 ; à Comilog, les mines et le Complexe Métallurgique de Moanda, devraient être certifiées au premier trimestre 2022. À cette échéance, les principaux consommateurs énergétiques et émetteurs de CO2 du Groupe seraient donc certifiés ISO 50 001.

CONCRÈTEMENT : RÉDUIRE LA CONSOMMATION ET DÉCARBONER LA PRODUCTION

En 2021, le groupe Eramet a continué ses efforts de réduction de consommation et de décarbonation du mix énergétique au travers des principaux chantiers suivants :

  • La construction de deux parcs éoliens en Norvège : les deux champs éoliens de Tysvaer et de Buhei ont été mis en service en 2021. Eramet Norway achète leur production électrique au travers de Corporate PPA pour une durée de 17 ans. Signés fin 2019, ces premiers Corporate PPA permettent à Eramet Norway de disposer d’un approvisionnement électrique d’origine éolienne à coût garanti. Eramet Norway sécurise ainsi un approvisionnement en électricité à un prix compétitif sur le long terme, tout en contribuant au développement des énergies renouvelables. Cela permet également à la filiale norvégienne de diversifier son sourcing en électricité, traditionnellement d’origine hydroélectrique. L’utilisation de l’énergie éolienne renforce le très bas niveau des émissions de CO2 d’Eramet Norway en comparaison de ses concurrents du marché des alliages de manganèse.
  • Le remplacement de la centrale électrique au fioul de la SLN, en Nouvelle-Calédonie :  une solution de « centrale accostée temporaire » devrait être mise en service sur le site de Doniambo avant fin 2022. Il s’agit d’une centrale offshore de production d’électricité à partir de fioul, d’un rendement supérieur à la centrale existante ; elle assurera à court terme la continuité de fourniture d’électricité du site. Le gain en rendement permettra de réduire significativement les émissions de CO2 en Nouvelle-Calédonie.
  • Le recours à des convoyeurs électriques avec récupération d’énergie pour le transport du minerai, à Comilog, au Gabon. Le site minier d’Okouma étant situé à 200 mètres au-dessus du lieu d’expédition, Comilog a fait le choix de transporter le minerai par un convoyeur électrique et de récupérer l’électricité générée par sa descente plutôt que d’utiliser des engins miniers, consommateurs de gasoil. La commande des équipements a été passée au printemps 2021 et leur mise en service est prévue courant 2022.