Notre action pour préserver la biodiversité

L’activité minière et métallurgique a un impact direct sur la biodiversité. Ce constat est à l’origine du lancement de premières actions de préservation sur les sites du Groupe dès les années 1970. Le sujet est aujourd’hui l’une des priorités RSE d’Eramet.

« La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l'histoire humaine. Le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations du monde entier ». Ce constat, dressé en 2019 par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), résume malheureusement l’ensemble des dernières études sur le sujet.

Le groupe Eramet a pleinement conscience de l’état d’urgence dans lequel se trouve la planète. Dans son activité quotidienne, il s’attache donc à appréhender la pérennité des espèces végétales et animales, ainsi que de leurs habitats, comme un enjeu aussi bien économique, social qu’éthique.

Dans le cadre de sa feuille de route RSE, en date de 2018, Eramet prend ainsi l’engagement de préserver la ressource en eau et d’accélérer la réhabilitation de ses sites en favorisant la biodiversité. Plus tôt, en 2014, le Groupe avait déjà adopté une Politique Biodiversité qui s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue, en lien avec sa Politique de développement durable ainsi qu’avec ses chartes Environnement et Éthique. La politique s’articule autour de trois piliers : la caractérisation de la biodiversité des sites, le lancement et le suivi d’actions concrètes sur le terrain et la sensibilisation de tous à la thématique.

  • 12e objectif de la feuille de route RSE Eramet : réhabiliter davantage de surface que le Groupe en impactera sur la période 2019-2023.

Mieux connaître et comprendre la biodiversité

Le respect de la biodiversité est donc pleinement intégré à l’activité de chacun des sites miniers et industriels du Groupe. Des études de caractérisation sont régulièrement menées pour recueillir le maximum d’informations sur la biodiversité locale ainsi que sur les usages et les services écosystémiques. Ces études sont confiées à des spécialistes et experts, nationaux et internationaux : cabinets spécialisés, instituts publics, universités et ONG. Les risques et impacts des activités sur la biodiversité sont évalués et les actions de préservation sont définies en conséquence.

En Nouvelle-Calédonie par exemple, la faune (reptiles, oiseaux, chiroptères), le milieu marin ou encore la qualité des eaux des creeks miniers font l’objet d’un suivi minutieux. Les équipes de la SLN travaillent notamment à la réintroduction d’espèces végétales rares et menacées (ERM) via des inventaires sur les centres miniers, et un suivi phénologique pour mieux maîtriser leur reproduction. Dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut agronomique néo-calédonien, SLN réalise des fiches de production, qui sont mises à la disposition de pépiniéristes.

Agir pour préserver la biodiversité

Lors du lancement d’un projet, tout un travail préparatoire est réalisé pour mettre en place une stratégie adaptée. Elle suit systématiquement la séquence suivante :

  • éviter les impacts négatifs sur la biodiversité
  • réduire l’impact pour en diminuer la durée, l’intensité et l’étendue
  • réhabiliter les sites, notamment en privilégiant la réintroduction d’espèces endémiques
  • compenser les impacts résiduels significatifs

L’exemple de l’extension de la mine de Moanda (Gabon)

Stratégique pour le Groupe, le projet d’extension de la mine de Moanda, au Gabon, est mené à bien avec un objectif : atteindre un bilan net positif en biodiversité.
A cette fin, dès son lancement, s’est notamment tenue une étape essentielle qualifiée d’« évitement de l’impact ». En clair, les équipes Eramet, en lien avec de nombreuses expertises (ingénieurs, spécialistes environnementaux, primatologues...), ont identifié en amont les zones « critiques » et intouchables, ainsi que les forêts-galeries à préserver. Les zones de construction ou encore de passage pour la circulation de véhicules ont ainsi pu être déterminées de manière à réduire l’impact au minimum.
Une fois le projet lancé, outre la réhabilitation de surfaces équivalentes à celles exploitées, les équipes d’Eramet se chargent notamment de mettre en œuvre des actions de préservation additionnelles : lutte contre le braconnage, restauration de sites dégradés à l’extérieur du site d’exploitation, accueil d’espèces menacées, etc.

Sensibiliser à la biodiversité

Tout un travail de fond est mené en parallèle pour renforcer la culture biodiversité au sein du groupe Eramet. Les collaborateurs et les sous-traitants sont formés aux enjeux de la préservation de la biodiversité, et des groupes de travail sur le sujet sont organisés, avec des partages d’expérience et la mise en place d’outils de gestion communs.

Cet effort ne se limite pas à l’interne. Les actions en faveur de la biodiversité sont intégrées au reporting environnemental du Groupe et sont mises en avant dans les publications périodiques destinées à l’ensemble des parties prenantes.

Eramet contribue également aux réflexions visant l’amélioration des connaissances et la préservation de la biodiversité au sein d’instances nationales et internationales. En 2011, le Groupe est par exemple devenu un membre actif du « Business and Biodiversity Offset Program » (BBOP), un think-tank spécialisé dans les solutions pour compenser les atteintes environnementales. Depuis la fin de la mission, toute la documentation produite, à laquelle Eramet a participé, est hébergée par l’ONG Forest Trends.

Un séminaire inédit consacré à la réhabilitation

Du 18 au 26 juin 2019, les responsables Réhabilitation de la SLN, de GCO et de Comilog, ainsi que les experts environnement minier et biodiversité du Groupe se sont réunis sur les plusieurs sites gabonais et sénégalais. Au programme : la visite des sites, la mise en commun des bonnes pratiques de chaque site et le développement de documentations communes.

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