Objectif scope 1 & 2

– 42 %

des émissions absolues
d’ici 2035 vs 2023 (hors SLN)

aligné à une trajectoire 1,5°C de l’Accord de Paris

Objectif scope 3

– 31 %

en intensité d’ici 2035 vs 2023 (émissions de CO2 des clients pour transformer une tonne de minerai de manganèse Eramet)

La réduction de l’impact climatique du Groupe repose sur :

  • la réduction des émissions de CO2 sur l’ensemble de sa chaîne valeur, soit sur ses Scope 1 (émissions directes produites par l’entreprise) et  Scope 2  (émissions indirectes liées à l’énergie achetée : électricité, vapeur,..) comme les émissions de ses partenaires clients et fournisseurs (scope 3) ;
  • le développement des activités dans les métaux nécessaires à la transition énergétique de l’industrie.

Agir en faveur de la transition énergétique

Parce qu’ils permettent de développer les technologies nécessaires pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, les métaux d’Eramet sont au cœur de la lutte contre le dérèglement climatique. Ils sont essentiels à la fabrication des batteries rechargeables, notamment pour les voitures électriques et le stockage d’énergie renouvelable.

Le nickel améliore la performance et la durée de vie des batteries, tandis que le lithium permet de stocker beaucoup d’énergie dans un volume réduit. Notre usine de Centenario en Argentine, entrée en production en 2025, est la première au monde à mettre en œuvre, à l’échelle industrielle, la technologie d’Extraction Directe du Lithium, pour produire du carbonate de lithium durable très performant, adapté aux batteries des véhicules électriques.

Agir pour décarboner notre chaîne de valeur

Face à l’urgence climatique, Eramet déploie une stratégie alignée avec l’Accord de Paris.

Dès 2021, le Groupe s’était engagé à réduire ses émissions absolues de scopes 1 et 2 de 40 % d’ici 2035 vs 2019, ainsi que d’embarquer 67% de ses clients et fournisseurs dans une démarche de décarbonation à fin 2025 – une ambition validée par le SBTi (Science Based Targets initiative).

En 2025, Eramet a franchi une nouvelle étape en développant une trajectoire 1,5°C (hors SLN qui conserve une trajectoire well below 2°C) pour ses activités minières et métallurgiques, avec 2023 comme année de référence. Elle couvre l’ensemble des scopes 1, 2 et 3 et est revue par des organismes indépendants.

Les objectifs de décarbonation du Groupe sont établis à partir d’un cadre méthodologique fondé sur la science (science-based), spécifiquement développé pour les secteurs d’activités composites qui allient exploitation minière et métallurgie. Ce cadre méthodologique permet à des entreprises comme Eramet de définir des objectifs cohérents avec leurs activités, et alignés avec les trajectoires des Accords de Paris.

Les 4 leviers de décarbonation d’Eramet

Chacun des sites de production d’Eramet dispose d’un programme adapté à son contexte particulier et aligné avec les objectifs du Groupe. Les projets structurants de décarbonation de nos activités concernent :

  • la sobriété et l’efficacité de nos actifs de production (efficacité énergétique, électrification, recyclage, etc.) ;
  • la décarbonation des procédés pyrométallurgiques dans les fours via la substitution des réducteurs carbonés fossiles par des réducteurs biogéniques ;
  • la décarbonation de l’électricité consommée, partiellement avec le recours au gaz naturel en substitution du fioul, ou totalement avec les énergies renouvelables ;
  • la capture, utilisation et séquestration du CO2.

Eramet vise également une réduction de l’intensité des émissions générées par ses clients lors de la transformation des minerais de manganèse que le Groupe leur vend. Ces émissions représentent plus de 70 % des émissions absolues de scope 3 du Groupe.

Nos projets de décarbonation

Eramet Sauda

Eramet Sauda : un site pilote pour la décarbonation et l’innovation industrielle

Située en Norvège, alimentée par une énergie hydroélectrique renouvelable, l’usine Eramet de Sauda est un modèle de production bas carbone d’alliages de manganèse. Le site accueille plusieurs projets innovants pour réduire son empreinte carbone :

  • Bio-réduction : des essais sont en cours pour remplacer le coke fossile par du charbon végétal dans les fours, une alternative plus respectueuse de l’environnement.
  • Récupération d’énergie : une Unité de Récupération d’Énergie (ERU) capte les gaz de four pour produire jusqu’à 100 GWh/an d’électricité et autant de chaleur, améliorant ainsi l’efficacité énergétique du site de 30 à 40 %.
  • Captage et stockage du CO2 (CCS) : une installation pilote, en service depuis août 2025, a pour objectif de capter 70 % des émissions du site, soit environ 260 000 tonnes de CO2 par an, et d’accueillir des essais de traitement lors de l’utilisation de bio-réducteurs.

Eramet Sauda s’impose ainsi comme un véritable laboratoire de la transition énergétique, au service d’une transformation responsable du manganèse.

Bio-réducteurs

L’utilisation de bio-réducteurs

En 2023, Eramet a lancé une Direction de Projet dédiée à la bio-réduction, c’est-à-dire l’utilisation dans les fours de réducteurs issus de matières organiques renouvelables (bois, déchets agricoles) en remplacement du coke fossile. Ces réducteurs sont neutres en carbone car le CO2 émis lors de leur utilisation est compensé par celui capté durant la croissance des plantes. Plusieurs essais sont en cours pour adapter ces solutions aux procédés industriels sur les fours du Groupe. Un programme de valorisation des déchets forestiers a été initié au Gabon, et des tests ont été réalisés en 2024 et 2025 sur les sites de Moanda au Gabon, Marietta aux Etats-Unis et Kvinesdal en Norvège. L’objectif : mieux comprendre l’impact de ces nouveaux réducteurs sur les procédés de fusion, et déterminer quels taux de substitution peuvent être atteints. Eramet vise l’utilisation de 200 000 tonnes de réducteur biogénique par an d’ici 2035.

Eramet-Comilog-convoyeur-Prehomo-carriere

Remplacer des engins mobiles thermiques par des convoyeurs et des engins électriques

Pour acheminer le minerai jusqu’à son lieu d’expédition depuis plateau d’Okouma au Gabon, situé 200 mètres de hauteur, un convoyeur électrique a été installé en 2023. En remplacement du trafic de camions, il permet d’éliminer cette source de consommation de carburant et est également équipé d’un système produisant de l’électricité à partir de l’énergie potentielle du minerai au cours de la descente. Par ailleurs, le site minier est alimenté en électricité par un barrage hydroélectrique. Enfin, le Groupe poursuit ses travaux en vue de l’électrification de ses engins de manutention et de transport sur ses sites miniers.

Centrale-solaire

Une centrale solaire photovoltaïque au Sénégal

Eramet Grande Côte et JUWI Renewable Energies ont annoncé en novembre 2024 leur collaboration pour développer une centrale solaire hybride, équipée d’un système de stockage d’énergie par batteries. La centrale solaire produira 20 MW d’énergie solaire avec stockage d’énergie par batteries de 11 MW/11MWh. L’installation permettra de diminuer significativement la consommation de fioul et les émissions de CO2 de la mine de sables minéralisés d’Eramet Grande Côte (environ – 25 000 tCO2). Sa mise en service est prévue pour 2026.

Eramet-Norway-Kvinesdal

Projet de captage, utilisation et stockage de carbone (CCUS) en Norvège

En octobre 2024, Eramet et LanzaTech, spécialiste du recyclage de carbone, ont annoncé le lancement d’un projet pour décarboner nos activités de production d’alliages de manganèse. La phase 1 du projet se concentrera sur l’utilisation (« Carbon Capture & Utilization » ou CCU) du carbone présent dans les gaz des fours pyrométallurgiques de l’usine d’Eramet à Porsgrunn. Environ 30 % de ce carbone sera transformé en éthanol dans une usine construite par LanzaTech (environ 50 000 tCO2e/an). Une seconde phase du projet est à l’étude pour capturer et stocker de façon permanente (« Carbon Capture and Storage » ou CCS) les 70 % de CO2 restants (environ 150 000 tCO2e).