Eramet Norway, leader mondial des alliages affinés de manganèse

Forte d’un siècle d’expertise, Eramet Norway fournit des alliages de manganèse à l’international, principalement pour la production d’acier.

Eramet Norway, la filiale norvégienne d’Eramet, est spécialisée dans la production d’alliages de manganèse, ferromanganèse et silicomanganèse affinés. Depuis 2020, sa résilience durant la crise économique et sanitaire a permis à Eramet de devenir le principal producteur mondial d’alliages affinés de manganèse.

Les trois usines d’Eramet Norway, situées dans des fjords du sud-ouest du pays, utilisent essentiellement du minerai de manganèse de la mine de Comilog, filiale d’Eramet au Gabon :

  • Eramet Norway Kvinesdal possède trois fours de silicomanganèse et utilise, entre autres matières premières, des scories de FeMn HC de l’usine de Sauda. Une centrale thermique a également été construite en 1981, générant environ 80 GWh d’énergie électrique et de grandes quantités d’énergie thermique pour une ferme piscicole à proximité.
  • Eramet Norway Porsgrunn est spécialisée dans les alliages affinés de ferromanganèse. L’usine possède deux fours, dont un pour le ferromanganèse et un pour le silicomanganèse, ainsi qu’une installation MOR (Manganese Oxygen Refining, affinage du manganèse à l’oxygène) capable de produire un large éventail de produits spéciaux.
  • Eramet Norway Sauda est la plus importante fonderie de manganèse en Europe, et l’un des leaders mondiaux dans la production de ferromanganèse affiné. C’est là qu’environ 50 % du manganèse importé par Eramet Norway est traité. L’usine de Sauda produit également des scories de FeMn HC, un sous-produit utilisé dans la production de silicomanganèse à Kvinesdal.
  • Le service R&D d’Eramet Norway à Trondheim, en collaboration avec Eramet Ideas, développe des solutions technologiques innovantes, en particulier pour optimiser la production et réduire l’empreinte environnementale d’Eramet Norway.

La plupart des alliages d’Eramet Norway sont vendus sur les marchés européen et nord-américain, et sont principalement employés dans la fabrication de l’acier.

L’acier est le matériau de construction le plus utilisé à l’échelle mondiale, des structures et équipements industriels aux voitures et consommables. L’acier et, par extension, les alliages de manganèse qui garantissent la ductilité et la durabilité de l’acier, sont des composantes essentielles de la transition verte visant à transformer des secteurs majeurs comme la génération d’énergie et le transport.

À la croisée de la tradition industrielle et de l’innovation durable

C’est au début du XXe siècle que le potentiel industriel de la Norvège s’est révélé, notamment à travers l’utilisation de l’hydroélectricité renouvelable à des fins industrielles dans les fjords norvégiens, une alternative à l’énergie à base de charbon utilisée dans le reste du continent.

Plus d’un siècle plus tard, Eramet Norway poursuit son travail de réduction de son empreinte environnementale et climatique, en remplaçant par exemple le coke fossile par du biocarbone et via différentes initiatives CCUS (Carbon Capture, Usage and Storage - captage, stockage et valorisation du CO2). En 2021, la première phase du système de récupération de l’énergie (ERU, Energy Recovery Unit) à Sauda a été lancée et des installations d’alimentation électrique à quai sur tous les sites ENO sont mises en place. Eramet Norway s’est fixé comme objectif de réduire ses émissions de CO2 de 43 % et de récupérer 27 % de son énergie d’ici 2030 (par rapport à 2005).

L’entreprise s’engage également dans l’économie circulaire, en particulier via le développement de nouvelles opportunités commerciales pour la « pierre de silice verte », un sous-produit du silicomanganèse qui est à l’heure actuelle principalement utilisé pour la construction des routes et bâtiments. Eramet Norway produit environ 300 000 tonnes de ce matériau par an.

Chiffres clés

  • 4 sites en Norvège (3 usines et un service R&D)
  • 532 employés en 2020
  • 505 000 tonnes produites en 2020
  • 43 % : objectif de réduction des émissions de CO2 d’ici 2030 (par rapport à 2005)