Projet d’extension de la mine de Moanda : le défi de la biodiversité

Okouma, futur site d’exploitation de la Comilog, filiale d’Eramet au Gabon, est à la fois un gisement de manganèse et un plateau recouvert de savane et de forêts. Comment y concilier préservation de la biodiversité et performance économique ?

 

Actualité

Fin 2018, des représentants d’Eramet, de la Comilog, de la Sodepal (filiale de la Comilog qui gère le parc de la Lékédi) et des bureaux d’études Golder et Biotope se sont réunis à Paris pour plancher sur le volet biodiversité du projet d’extension de la mine de Moanda. Des experts de l’environnement, de la mine, de l’ingénierie, de l’écologie et même un primatologue ont cherché à ajuster les contours des futures carrières d’exploitation ; plans, relevés topographiques, photos satellitaires, cartes du plateau d’Okouma… toutes les compétences sont utilisées pour comprendre le milieu. L’enjeu est de taille : il s’agit de mesurer le futur impact de l’activité minière sur l’environnement et de faire les meilleurs choix pour concilier performance industrielle, économique et respect de la biodiversité.

Le groupe Eramet entend en effet respecter les standards mondiaux Environnement et Société de la Société financière internationale (SFI), l’institution de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Pendant plus d’un an, les équipes ont étudié l’état initial du site d’Okouma : la biodiversité, le milieu physique (air, sols, eaux) et la dimension sociétale. Elles ont ensuite évalué les impacts du projet sur son environnement et décidé des mesures de prévention. L’ensemble a été compilé dans le dossier d’Étude d’impact environnemental et social (EIES) de la future exploitation, qui a été présentée aux parties-prenantes du projet (autorités publiques gabonaises, populations locales, Société financière internationale) et validée le 3 mai dernier par le Ministère de l’Environnement gabonais.

Les Céphalophes à dos jaune : une des autres espèces, dont la présence est avérée dans la  forêt d’Okouma Les Céphalophes à dos jaune : une des autres espèces, dont la présence est avérée dans la  forêt d’Okouma

La faune locale est au cœur de toutes les attentions : la présence de chimpanzés, panthères, gorilles, éléphants et pangolins sur la zone du projet a été rigoureusement documentée, afin de faire les choix environnementaux les plus respectueux et déterminer les limites de la carrière d’exploitation, le tracé des pistes ou encore l’emplacement des futures installations.

Avec l’Étude d’impact environnemental et social, Eramet et la Comilog s’engagent dans une démarche proactive pour concrétiser la vision du Groupe sur son volet RSE, « être une entreprise citoyenne, engagée et contributive ». Au-delà de la réduction, voire de l’évitement de l’impact environnemental lorsque cela est possible, Eramet s’engage dans une démarche contributive de réhabilitation (revégétalisation du site, réintroduction des espèces locales) et de compensation (actions de restauration sur les forêts alentours et sur le parc de la Lékédi).