Maboumine : une étude pour connaître la situation sanitaire locale

Fin 2013, la société Maboumine a complété ses connaissances de la région du Gabon dans laquelle elle explore actuellement un gisement polymétallique. Après en avoir caractérisé l’état initial environnemental et social, elle a en effet réalisé une étude de l’état initial sanitaire.

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Cette étude a été réalisée en collaboration avec le cabinet NewFields qui a mandaté l’un de ses consultants, médecin et chercheur de l’Institut tropical et de santé publique de Bâle, en Suisse.

Du 14 au 21 novembre 2013, celui-ci s’est rendu dans le Moyen-Ogooué pour rencontrer les acteurs de la santé publique, récolter des données chiffrées et visiter tous les établissements de soins de la zone d’étude soit deux hôpitaux, un centre de santé et six dispensaires.

Ces informations ont permis de réaliser un inventaire des données épidémiologiques et des ressources sanitaires existantes (établissements, médecins, infirmiers, etc.). Elles vont maintenant servir à identifier les manques en termes d’informations, d’infrastructures ou d’équipements et à orienter les programmes sanitaires à destination des salariés de Maboumine et des communautés locales.

La réalisation de cette étude d’état initial sanitaire a été suivie de près par le ministère gabonais de la Santé et la Direction Générale de l’Environnement et de la Protection de la Nature qui dépend du ministère des Eaux et Forêts au Gabon. Ils appartiennent en effet au Groupe de travail constitué par Maboumine sur le sujet et avec lequel les données ont été partagées.

En matière de santé, certaines actions ont déjà été mises en place vis-à-vis des salariés sur le site de Maboumine qui est relativement isolé géographiquement. Il dispose ainsi d’un poste médical avancé où deux médecins urgentistes se relaient 24h/24h et 7j/7j pour les urgences, les consultations de médecine générale et la prévention, notamment au sujet du paludisme et du VIH. Par ailleurs, une ambulance permet d’intervenir sur les chantiers et d’évacuer, si nécessaire, blessés ou malades, tandis qu’une zone d’atterrissage pour hélicoptère ("dropping zone") a été aménagée.