Projet d’extension de la mine de Moanda : une nouvelle impulsion

L’ouverture à Moanda d’un nouveau gisement permettra d’accroître fortement nos niveaux de production de manganèse. Objectif annoncé : devenir à terme les leaders du marché.

Cap sur les prochaines décennies

C’est en 1962 que la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) – filiale d’Eramet depuis 1996 – a commencé à exploiter le gisement de manganèse de Moanda, à l’Est du Gabon. Près de soixante ans plus tard, la mine est la deuxième plus compétitive au monde, mais le site actuellement exploité, le plateau de Bangombé, devrait être épuisé dans quelques années. Le temps est venu de redynamiser l’activité. Après plusieurs années d’étude, la décision est prise d’ouvrir un nouveau gisement sur le plateau d’Okouma, à treize kilomètres au nord de Moanda. En complément : la construction d’une nouvelle laverie capable de traiter à la fois le minerai de Bangombé et d’Okouma. Ces investissements d’ampleur permettront d'atteindre des niveaux de production largement supérieurs.

Kleber SILVA

Kleber SILVA Directeur Général Adjoint en charge de la division Mines et Métaux

Notre ambition est simple : faire de la Comilog le numéro un mondial du marché du manganèse.

Les premières études de cadrage sont réalisées en 2016. La phase d’avant-projet détaillé (APD) débute deux ans plus tard. Une équipe projet réunissant une cinquantaine de personnes travaille activement à son avancement. Soutenu par l'expertise conjointe d’Eramet Ideas et de Hatch, spécialiste canadien de l’ingénierie, trois chantiers prioritaires sont mis en œuvre : 

  • le développement de la mine (design, développement du traitement à sec, recrutement du personnel, achat d’équipements…)
  • la construction de nouvelles installations (laverie, concassage, stockage, etc.)
  • la modernisation de plusieurs installations support essentielles à l’activité, à commencer par la gare minéralière de Moanda et le port d’Owendo  
  • 7 Mt de produits commercialisables en 2023 (contre un peu plus de 4 aujourd'hui)

Objectif : un gain net de biodiversité

Un choix fort guide cet ambitieux projet : la décision de nous conformer aux standards très exigeants de la SFI, la Société financière internationale (institution de la Banque mondiale). Élaborer les 2000 pages de l’Étude d’impact environnemental et sociétal a ainsi nécessité plusieurs années de travail, avec le soutien d’expertises externes. Tout a été mis en œuvre pour veiller au respect des impératifs liés à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) les plus poussés :

  • Dialogue permanent avec les autorités, plusieurs ONG locales et les populations concernées
  • Contribution d’acteurs disposant d’une réputation mondiale en matière de biodiversité (Golder, Biotope, Missouri Botanical Garden)
  • Réalisation d’un audit extérieur par un spécialiste de l’environnement (Ramboll)

Pour les équipes, tout l'enjeu est de trouver les solutions pour préserver l’habitat et l’alimentation des grands singes présents dans ces zones, la diversité de la flore, l’espace forestier… et optimiser le gisement au regard de ces contraintes. L’ensemble du projet a été pensé pour éviter au maximum les impacts. En complément, une stratégie de compensation est mise en place pour atteindre un bilan positif dans la durée vis-à-vis des espèces concernées.

Une attention constante au respect de l’environnement, et particulièrement de la biodiversité, qui se concrétise dans des mesures telles que : 

  • Le déplacement de la source d’eau du projet vers le fleuve Ogooué pour éviter tout risque d’interférence avec les ressources mobilisées pour l’eau de la ville de Moanda
  • La conception du design de la mine pensée pour éviter au maximum les habitats critiques pour la faune
  • La réduction de la superficie de l’empreinte de 383 hectares suite à l’ensemble des modifications apportées

 

  • 350 emplois directs seront créés pour l’exploitation du projet.